Romain Urhausen, 1958, Paris. Foto: Archiv Romain Urhausen

Romain Urhausen, 1958, Paris 

Organisches versus lineare Formen, Negativabzug, 1953, 30 x 40 cm, Collection Ann & Jürgen Wilde, Zülpich

Organisches versus lineare Formen, 1953, Negativabzug, 30 x 40 cm, Collection Ann & Jürgen Wilde, Zülpich 

Encrographie, 1954, 30 x 40 cm, Sarrebruck. Foto: Archiv Romain Urhausen

Encrographie, 1954, 30 x 40 cm, Sarrebruck 

Barres métallique, années 1960, 30 x 40 cm, Rumelange. Foto: Archiv Romain Urhausen

Barres métallique, années 1960, 30 x 40 cm, Rumelange 

Les Pavillons de nuit, 1961, 30 x 40 cn, Paris. Foto: Archiv Romain Urhausen

Les Pavillons de nuit, 1961, 30 x 40 cn, Paris 

Schriftbild, 1963, 30 x 40 cm. Foto: Archiv Romain Urhausen

Schriftbild, 1963, 30 x 40 cm 

Selbstporträt, 1968, 30 x 40 cm. Foto: Archiv Romain Urhausen

Selbstporträt, 1968, 30 x 40 cm, Dortmund 

Nus de dos en mouvement, 1998, 30 x 40 cm, Luxembourg. Foto: Archiv Romain Urhausen

Nus de dos en mouvement, 1998, 30 x 40 cm, Luxembourg 

Urhausen, Romain

Letzte Änderung: 28/05/2016

Romain Urhausen été d’abord formé à l’Ecole Technique de Photographie et de Cinématographie de Paris entre 1950 et 1951. L’enseignement traditionnel ne lui convenant pas, il est parti au bout d’une année de formation.


"L’enseignement était trop académique et particulièrement sévère. Les professeurs exigeaient de nous des compétences en chimie et en technique très poussées. On utilisait des appareils photographiques à plaques très lourd avec un temps de pose de trente secondes alors qu’il existait déjà les Leica. Pour faire un portrait, le modèle devait se tenir sur une chaise avec un appui-tête, le sol n’était pas stable, et lors de la prise, personne ne devait bouger. C’était le Moyen Age. J’ai préféré partir".
A cette école, on formait des photographes portraitistes qui n’hésitaient pas à retoucher les portraits des clients (rides, défauts…).
"Tricher avec la réalité au point de donner une peau de pêche au portrait, pour moi ce n’était pas faire de la photographie." De cet enseignement, on remarque une certaine rigueur qui a fait de lui un excellent technicien et développeur de photographie. "Le tirage fait la moitié d’un cliché". Ce qu’il a appris est devenu automatique voire instinctif.

A Paris, il entend parler d'un centre à Sarrebruck en Allemagne où l'on enseigne la photographie de manière tout à fait nouvelle. Il décide de partir au Centre d’Art Sarrois s’inscrire en section photographie sous la direction d’Otto Steinert, qui, bien qu’autodidacte en photographie, avait une vision tout à fait nouvelle de la photographie en tant qu’art et de la manière de l’enseigner.  En effet, à Sarrebruck, avec la collaboration de l’historien de l’art et collègue J.A. Schmoll dit Eisenwerth, il créé le concept "Subjektive Fotografie".

L'enseignement d'Otto Steinert comprenait une part théorique (l'histoire de la photographie) et une part pratique avec des thèmes libres ou obligatoires: par exemple, le thème "architecture", "gens dans une pièce" ou "9 bouteilles". Ce qui intéressait le Professeur Steinert, c'était la conception personnelle des étudiants. Ils se réunissaient en groupe pour parler des résultats de leurs travaux.

Romain Urhausen a ainsi participé aux deux premières expositions "Subjektive Fotografie" (1951, 1954/1955), organisées au Centre d’Art Sarrois à Sarrebruck. Le cliché Organisches versus lineare Formen y a été présenté.
Par ailleurs, Romain Urhausen a été le premier élève en photographie à passer le diplôme de fin d'études. Son thème d’examen était ses camarades de classe ainsi que d’autres étudiants du Centre.

Après ses cours de photographie en Sarre, en 1954, il retourne au Luxembourg pour ouvrir son propre atelier.

En 1957 à Dortmund ouvrir une classe de photographie, photo graphisme et cinéma qu'il va diriger. A côté de cela, il suit des cours d’architecture en auditeur libre. La rigueur du Professeur Steinert l’a mené à parfaire son œil et ainsi voir les choses d’une manière nouvelle.

A la question de l’apport d’Otto Steinert, il répond: "apprendre à regarder, apprendre à percevoir les choses".

Cet artiste très éclectique s’est aussi bien intéressé aux paysages industriels, à la nature, aux gens et plus tard aux nus.

Dans les années 1960, il publie des photographies pour illustrer le poème "Les Halles de Paris" du français Jacques Prévert. Cette série photographique va avoir un  très grand succès, puisqu’elle sera présentée plusieurs fois en exposition.

Si sa passion pour la photographie ne s’est jamais démentie, il s’est également tourné vers l’architecture et le design. Depuis 1984, l’architecture est devenue sa principale activité. Il fait toujours des photographies pour le plaisir.

 

Axelle Fariat

 


Romain Urhausen beginnt 1950 eine Ausbildung an der Ecole Technique de Photographie et de Cinématographie in Paris. Die traditionelle Lehre sagt ihm nicht zu und er verlässt  die Schule nach einem Jahr.
"Der Unterricht war zu akademisch und streng. Die Lehrer verlangten von den Schülern gute Kenntnisse in Chemie und technische Fertigkeiten. Man benutzte schwere Fotoapparate mit Platten, obwohl es schon die Leica gab. Für eine Portraitaufnahme musste das Modell mit einer Kopfstütze auf einem Stuhl sitzen und während der Aufnahme durfte niemand sich bewegen. Das war tiefstes  Mittelalter. Da konnte ich nicht bleiben." An dieser Schule bildete man Portraitfotografen aus, die ohne zu zögern die Portraits der Kunden retuschierten (Falten, Fehler....).


"Die Realität fälschen, indem man dem Portrait eine Pfirsichhaut machte, war für mich keine Fotografie".  Diese Lehre vermittelte den angehenden Fotografen gute Technik-Kenntnisse. Was er diesbezüglich dort gelernt hatte, ging ihm in Fleisch und Blut über.


Er hörte von einer Schule in Deutschland, in der man die neue Fotografie unterrichtete. Er beschließt, sich an der saarländischen Schule in der Fotoklasse von Otto Steiner einzuschreiben. Otto Steinert hatte eine völlig neue Betrachtungsweise der Fotografie und vor allem auch, wie sie den Studenten zu vermitteln sei. Mit dem Professor für Kunstgeschichte, Schmoll, gen. Eisenwerth entwickelte Steinert in Saarbrücken das Konzept "Subjektive Fotografie".

Otto Steinerts Unterricht umfasste einen theoretischen Teil (Geschichte der Fotografie) und einen praktischen Teil mit freien und vorgegebenen Themen wie z.B. "Architektur", "Menschen in einem Raum" oder "9 Flaschen". Professor Steinert interessierte sich besonders für die persönliche Sichtweise der Studenten. Diese trafen sich in kleinen Gruppen um die Ergebnisse ihrer Arbeiten zu besprechen.

Romain Urhausen nahm an den beiden ersten Ausstellungen "Subjektive Fotografie" (1952, 1954/55) teil, die in Saarbrücken stattfanden. Bei diesen Ausstellungen wurde auch das Bild "Organisches versus lineare Formen" präsentiert.
Romain Urhausen war der erste Student der Fotoklasse, der das Diplom machte.
Sein Thema waren seine Klassenkameraden und andere Schüler der Schule für Kunst und Handwerk.
Nach seiner Fotografenausbildung in Saarbrücken kehrt er 1954 nach Luxemburg zurück und eröffnet dort sein eigenes Atelier.


"Mit Professor Steinert habe ich gelernt, richtig hinzuschauen". Romain Urhausen interessierte sich sehr für Industrielandschaften, die Natur, Menschen und später für Akte.


Nach seinem Studium eröffnete er 1957 in Dortmund eine Klasse für Fotografie, Fotografik und Film. Nebenbei besuchte er als Gasthörer Vorlesungen über Architektur. Durch Steinerts Schule wird sein Blick geschärft und er sieht die Dinge auf ganz andere Art.


In den 1960er Jahren veröffentlicht er "Les Halles de Paris" (Der Bauch von Paris) in Zusammenarbeit mit dem Dichter Jacques Prévert. Diese Aufnahmen sind sehr erfolgreich und werden mehrmals ausgestellt. Zwar hatte er seine Leidenschaft für die Fotografie nie geleugnet, wendete sich aber auch der Architektur und dem Design zu.

Seit 1984 arbeitete er in der Provence als Architekt (Südfrankreich). Nebenbei frönte er seine Leidenschaft für die Fotografie.

 

Axelle Fariat
aus dem Französischen übertragen von Uschi Kallenborn

 

 

Biografie/Biographie

 

1930 in Rumelange, Luxemburg geboren/né à Rumelange, Luxembourg
1950-51 Studium an der École Technique de Photographie et de Cinématographie de Paris, die so genannte École Vaugirard/études de photographie à l’École Technique de Photographie et de Cinématographie de Paris, rue Vaugirard
1951-53
Studium bei Prof. Otto Steinert (Fotoklasse) an der Staatlichen Schule für Kunst und Handwerk, Saarbrücken. Absolvent der Fotoklasse/études de photographie au Centre d’art de Sarrebruck sous la direction du professeur Otto Steinert. Premier élève diplômé de photographie
1954-57 Atelier in Luxemburg/ouvre son propre studio au Luxembourg
1957-59 Dozent an der Werkkunstschule Dortmund, Aufbau der Klasse für Film, Fotografie und Fotografik, freies Studium in Architektur und Industriedesign/enseigne à la Werkkunstschule de Dortmund. Il crée la classe de photographie, photo graphisme et de cinéma, auditeur libre en architecture et en design industriel
1959-66 Atelier in Dortmund/ouvre un atelier à Dortmund
Mitglied des DGB (Deutscher Grafiker Bund)/Membre de l’Association des Graphistes Allemands (Deutscher Grafiker Bund)
1966-73 Atelier in Köln,  Gründung der Ypsilon Film GmbH und der Linea Design GbmH/fonde un atelier à Cologne. Fondation de deux entreprises : les films Ypsilon et la Linea Design
1973-84 Architekturbüro in Südfrankreich, Mitglied der Architektenkammer Nordrhein-Westfalen, Mitglied des Deutschen Werkbundes
Lehrauftrag für Architektur-Fotografie an der Universität Marseille/Aix-en-Provence

Beratungsauftrag der Konrad-Adenauer-Stiftung für Design an der Universität Ankara und der Middle East University für Design, Türkei/ travaille à son compte comme architecte dans le sud de la France, Membre de la Chambre des architectes de Rhénanie-Nord-Westphalie ainsi que la Société allemande des artisans
Chargé de cours d’architecture à l’université d’Aix Marseille, Aix en Provence,
Membre de la fondation Konrad Adenauer, enseigne le Design à l’université d’Ankara ainsi qu’à la Middle East University en Turquie
seit 1984 eigenes Atelier in Luxemburg/dirige son propre atelier au Luxembourg

 

lebt in Luxemburg/vit dans la ville de Luxembourg

 

 

Ausstellungen/Expositions
Einzelausstellungen/Expositions personnelles
1961 "Romain Urhausen, photographies", Club photographique de Paris, les 30-40, Paris
1994 Quelques nus pour le printemps, Galerie Collection Privée, Luxembourg
1999 Rumelang-les années 50, Centre culturel, Rumelange
2000 Esch dans les années cinquante, Galerie d’Art du Théâtre, Esch-sur-Alzette
2001 Le canal de la Moselle: un fleuve sauvage, Musée Maacher Kulturhuef, Grevenmacher
2002 Das neue Dortmund, Museun für Kunst- und Kulturgeschichte, Dortmund
2003 Lichtblicke, die ersten Steinert Schüler stellen aus "Kunstforum Leistmann", St. Ingbert
Nus en mouvement, Galerie de Luxembourg Jean Aulner, espace paragon, Luxembourg
"Stahl Zeit" Exposition à la Galerie Schlassgoart (Arcelor), Esch-sur-Alzette
2004 "Les Halles de Paris", Galerie Thomas Zander, Köln
2005 "Paris-Saarbrücken. Fotografie, aus den 50er Jahren", Galerie Marlies Hanstein, Saarbrücken

2016 "Romain Urhausen Fotograf", Centre national de l'audiovisuel (CNA), Dudelange

Ausstellungsbeteiligungen/Expositions collectives
1953
"Grafik-Fotografie-Fotografik", Klasse Otto Steinert Amerika-Haus, München
"Otto Steinerts Schüler", Kunst Museum, München
1954/55 "subjektive fotografie II", Schule für Kunst und Handwerk, Saarbrücken.
1955 Exposition de la classe de photographie d’Otto Steinert, Göteborg/Schweden
"subjektive fotografie II", Biennale de la Photo et du Cinéma, Grand Palais, Paris.
Fotoklasse Otto Steinert an der Institute of Design de Chicago
1956 "Gestalterische Fotografie", Fotoklasse Otto Steinert, Institut für neue technische Form, Darmstadt
"subjektive fotografie II", Takashimaya-Halle, Tokyo
"subjektive fotografie II", Osaka, Japon
1961 "Internationale Akt Fotos" présenté par Tas Toth, Munich
1962 "Junge Europäische Fotografen", George Eastman House, Rochester, New York
1990 Otto Steinert und Schüler, Folkwang Museum Essen
1997 "Otto Steinerts Schüler", Saarlandmuseum, Landesgalerie, Sarrebruck
2002  Subjektive Fotografie. Otto Steinerts Schüler in Saarbrücken, Museum Haus Ludwig, Sarrelouis
2004 Fotosynthesen: "Die Hallen - Der Bauch von Paris" Romain Urhausen mit Sabine Scheer "Stillleben"
2005 Paris - Saarbrücken. Bilder einer Zeit. Saarland-Museum, Saarbrücken

2012 "Saarland Kunst der 50er Jahre", Saarland.museum, Saarbrücken

 

 

Bibliografie/Bibliographie
Sammelschriften/Publications collectives

  • subjektive fotografie 1. Ausstellungskatalog Staatliche Schule für Kunst und Handwerk Saarbrücken. Saarbrücken 1951
  • Otto Steinert: subjektive fotografie 1. Ausstellungskatalog Staatliche Schule für Kunst und Handwerk Saarbrücken. München 1952
  • Grafik-Fotografie-Fotografik, Klasse Otto Steinert in Amerika-Haus. Ausstellungskatalog, Munich
  • Otto Steinerts Schüler. Kunst Museum München, München 1953
  • subjektive fotografie 2. Ausstellungskatalog Staatliche Schule für Kunst und Handwerk Saarbrücken. Saarbrücken 1954
  • Otto Steinert: subjektive fotografie 2. München 1955
  • Otto Steinert und Schüler. Folkwangschule für Gestaltung Essen 1965
  • Otto Steinert und Schüler, Fotografie und Ausbildung 1948 bis 1978. Fotografische Sammlung im Museum Folkwang, Essen. Essen 1990
  • subjektive fotografie. Otto Steinerts Schüler in Saarbrücken 1948-1959. Oberhausen 2002
  • subjektive fotografie. Otto Steinerts Schüler in Saarbrücken. Saarlouis 2002
  • Fotosynthesen: Die Hallen-Der Bauch von Paris und Stillleben. Ausstellungskatalog, Saarbrücken 2004
  • Roland Augustin: subjektive Fotografie und die Klasse von Otto Steinert an der Schule für Kunst und Handwerk. In: Jo Enzweiler (Hg.): sichtbar machen. Staatliche Kunstschulen im Saarland 1924-2004. Saarbrücken 2006, S. 114-123
  • Axelle Fariat: Un aspect original de la politique culturelle francaise (1946-1955). Le Centre de Métiers d'Art Sarrois: les enseignements et les expositions. Magisterarbeit im Fach Kunstgeschichte, Université de Nantes/Universität des Saarlandes 2006
  • Axelle Fariat: Le concept "subjektive fotografie" au Centre de Métiers d'Art Sarrois: trois élèves francophones d'Otto Steinert: Jean Boucher, Gilbert Champenois und Romain Urhausen. Masterarbeit im Fach Geschichte, Kunstgeschichte, Internationale Beziehungen, Université de Nantes 2007
  • Saarland Kunst der 50er Jahre L'art des Annes 50. Hg. Meinrad Maria Grewenig. Saarbrücken 2012, S. 90-91

 

 

 

Quelle

Institut für aktuelle Kunst im Saarland, Archiv, Bestand: Urhausen, Romain (Dossier 8834)

 

 

Redaktion: Axelle Fariat


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